« Casbah mon Amour » joué au cabaret sauvage. Un grand hommage en musique à la Casbah, joyau du patrimoine algérien et de l’humanité

« Casbah mon Amour »  joué au cabaret sauvage. Un grand hommage en musique à la Casbah, joyau du patrimoine algérien et de l’humanité

Crédit Photo Hocine

″Casbah Mon amour », Mohamed Abdenour alias p’tit Moh  s’offre un flash-back en playback  

Le spectacle « Casbah mon Amour » de Meziane Azaiche joué au cabaret sauvage Paris 19e, dans le cadre d’un grand hommage en musique à la Casbah, joyau du patrimoine algérien et de l’humanité, et qui se veut être une analepse qui consiste à effectuer un retour sur des événements antérieurs avec épopée.

Ce spectacle a livré sans échanger un seul mot, l’histoire de la Casbah, à travers le temps qui passe et les aléas, en musique. La prestation s’est déroulée vendredi en début de la soirée. Le superbe orchestre des artistes mêle plusieurs arts, les arts des lumières, le théâtre d’objet : les contes et interprétations musicales au violon, banjo, flûte, tambourin, mandoline, la derbouka, guitare ont sublimé la salle. L’orchestre a surpris le public par ce spectacle tout en images, finesses et poésie, en s’appuyant sur des maîtres de la musique Chaâbi qui ont émerveillé ce quartier millénaires d’Alger.

Athman Bendaoud, poète-comédien, au rôle de chef d’orchestre se déhanche en scène avec ses Melhoun si romantique sous le chant de son chardonneret, a donné une valeur humaine, chaleureuse, et conviviale à la soirée qui a tenue toute ses promesses, tout comme les décors et accessoires et jeu de lumière sans oublier les Costumes traditionnels ont apporté une valeur esthétique à la salle pleine à craquer.

Ce spectacle en arabe dialectal et en Kabyle, se voulait une ode à la Casbah, ses ruelles labyrinthiques qui surplombent le port et la baie d’Alger, et aussi un hommage aux inventeurs de la musique Chaabi tel que le « Cardinal″ Hadj M’hamed el Anka de son vrai nom Mohemed Idir Ait Ourab originaire de Fréha, Azazgua et autres tel que Cheikh Nador, Hadj M’rizek. qui ont sut populariser et rendre accessible ce genre de musique en la libérant de la rigueur orchestrale quasi-sacrée des interprétations figées, propres aux musiques classiques et en la conjuguant aux textes des grands poètes et auteurs du « Melhoun », une sorte de chant narratif et monotone, mais à la profondeur poétique d’une éblouissante beauté.

Deux moments forts de la soirée qui ont fait vibré et chaviré un public nombreux,  enchanté et émerveillé entrant en scène danser au rythme Oriental, suivi des youyous joyeux des femmes, « Thighrathin″ en Kabyle, qui strient l’air et envahissent la salle. D’abord ; lorsqu’un jeune talentueux qui n’est que le petit fils d’un élève à El Anka a interprété le répertoire du maître de la chanson Kabyle, Cheikh El Hasnaoui ; ensuite la diffusion de la chanson des années mythes sur l’immigration de la communauté algérienne en France Yar Rayah du regretté Dahman El Harrachi, interprété par l’élégant et virtuosité, fraichement disparut Rachid Taha à qui est destiné le spectacle.

 

 

Mokrane MAAMERI

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