L’Algérie est de retour au Salon de l’Agriculture de Paris

L’Algérie est de retour au Salon de l’Agriculture de Paris

C onsultant auprès de la chambre nationale d’agriculture, Achour Khaldi a accompagné durant une dizaine de jours les opérateurs nationaux au salon de l’agriculture de Paris.Pour ElDjazair Mag, l’expert agricole dresse un bilan positif de la présence algérienne.

 

Quelle délégation a représenté lAlgérie au salon de lagriculture?Et quels sont les produits qui ont été exposés?

Achour Khaldi : Il y a eu 16 participants dont l’un émanait de l’Etat : le groupement de valorisation des productions agricoles avec ses trois filières (dattes, produits viticoles,huiles). Les produits présents sur les stands étaient les fruits et légumes, les dattes, les figues sèches et produits dérivés, les produits oléicoles et vinicoles, la poudre et la graine de caroube, les huiles essentielles, les plantes aromatique et médicinale, le safran, les confitures, le couscous.

 

LAlgérie n’était plus venue à Paris depuis fort longtemps.Cela a été rendu possible cette année en partie grâce à lEtat.

Notre tutelle nous a permis de participer à ce salon. Tous les exposants présents sont venus sous l’égide de la Chambre nationale d’agriculture. L’Etat nous a encouragés. Nous sommes de retour. A l’avenir nous viendrons encore plus nombreux avec une superficie plus importante.

 

Quels sont les produits qui ont eu le plus de succès auprès du public?

Les fruits et légumes. La communauté algérienne en était très friante. Le couscous, les huiles, les figues et les dattes ont rencontré également un grand succès. Les compatriotes ont été très enthousiastes de nous voir ici. Ils nous ont incités à revenir dans le futur.

 

Cette communauté était elle fière de vous voir participer à cet événement international?

Bien sûr. D’autant plus que nous étions absents depuis un bon bout de temps. Cela leur a fait grand plaisir car d’habitude ils voient nos voisins géographiques. Il y aussi eu beaucoup de Français qui se sont intéressés aux figues, aux dattes et aux plantes.

 

Quel retour avez vous  reçu du coté des exposants?

Ils ont pu vendre leurs produits. Ils ont eu des entretiens avec des opérateurs installés en France. Ils étaient contents de leur participation. Ils envisagent de revenir dans le futur.

 

Au niveau étatique, y a t-il un plan pour développer le secteur agricole?

Comme vous le savez, les prix des produits pétroliers sont à la baisse. Il n’y a que l’agriculture qui pourrait à l’avenir remplacer le pétrole. L’Etat encourage les investissements en Algérie dans ce domaine.

 

Y compris la diaspora?

On ne fait aucune distinction.Il y a des opportunités. L’agriculture algérienne présente des avantages. Nous avons des produits presque bio. On met très peu d’engrais et pesticides. Nous sommes aux portes de la Méditerranée. Nous avons par ailleurs, des produits hors-saison.

 

Quelles sont les filières que le gouvernement souhaite développer?

Les filières stratégiques comme les céréales, le lait, la pomme de terre, les viandes rouge et blanche, les légumes secs….Le gouvernement voudrait aller vers l’auto-suffisance en ce qui concerne ces produits là.

 

A quelle échéance peut on être auto-suffisants?

On y travaille. Par exemple en 2010 nous avions une production de lait comprise  entre 1,5 et 2 milliards litres. Aujourd’hui, nous en sommes à 3,750 milliards litres. D’ici peut être deux ou trois ans, on peut arriver à 80 à 90 % de nos besoins. Il y a de grandes opportunités de création de fermes et d’ unités de transformation du produit.

 

Existe-t-il des opérateurs étrangers qui regardent de près le marché algérien?

Oui. Il y a déjà des investisseurs qui sont en partenariat avec certains de nos compatriotes dans beaucoup de domaines.

 

Entretien réalisé par Nasser Mabrouk

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