Rétrospective littéraire 2017- Zabor ou les psaumes, Kamel Daoud

Rétrospective littéraire 2017- Zabor ou les psaumes, Kamel Daoud

L ’année littéraire 2017 a vu apparaitre un bon nombre d’ouvrages et qui ont pour thème l’Algérie. Au-delà de la guerre de libération, de ses non-dits, des conflits sous-jacents et toujours subsistants, d’autres ouvrages nous racontent l’Algérie. À travers le prisme de leurs héros respectifs sont développées des visions du monde. Des réflexions sur le pays ont aussi été exprimées. Le tout, et à défaut de pouvoir apaiser, qu’elles puissent au moins éclairer les esprits.

Nous allons publier au fur et à mesure les œuvres majeures qui ont marqué l’année 2017 .

  1. Zabor ou les psaumes, Kamel Daoud

L’auteur algérien le plus en vue du moment semble insatiable d’écritures, et ce, pour le plus grand plaisir des boulimiques littéraires. Son premier roman, Meursaut contre-enquête, et qui n’a pas fini d’attirer les curiosités des lecteurs à travers le monde, couronné aussi du Goncourt du premier roman en 2015, le romancier-journaliste est revenu cette année avec Zabor ou Les psaumes (Actes Sud).

Orphelin de mère, indésirable chez son père remarié, élevé par une tante célibataire et un grand-père mutique, Zabor n’avait rien d’un enfant comme les autres. Il a grandi à l’écart de son village aux portes du désert, dormant le jour, errant la nuit, solitaire trouvant refuge dans la compagnie des quelques romans d’une bibliothèque poussiéreuse qui ont offert un sens à son existence. Très tôt en effet, il s’est découvert un don : s’il écrit, il repousse la mort ; celui ou celle qu’il enferme dans des phrases de ses cahiers gagne du temps de vie.

Ce soir, c’est un demi-frère haï qui vient frapper à sa porte : leur père est mourant et seul Zabor est en mesure, peut-être, de retarder la fatale échéance. Mais a-t-il des raisons de prolonger les jours d’un homme qui n’a pas su l’aimer ?

Fable, parabole, confession vertigineuse, le deuxième roman de Kamel Daoud célèbre l’insolente nécessité de la ficion en confrontant les livres sacrés à la liberté de créer. Telle une Shéhérazade ultime et parfaite, Zabor échappe au vide en sauvant ses semblables par la puissance suprême de l’écriture, par l’iconoclaste vérité de l’imaginaire.

Azeddine Idjeri

 

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